Facebook se transforme en site pornographique

Le site préféré des internautes va-t-il être obligé de fermer temporairement ?

 

Depuis 24 heures, le réseau social est victime d'une attaque de hackers, incrustant des images pornographiques ou d'une extrême violence dans les timelines (les pages d'informations) de milliers d'utilisateurs.

 

Le virus serait parti d'un lien proposant une vidéo osée du top model Kim Kardashian. À chaque clic, des images « X » ou « gore » envahissent l'espace facebook du petit curieux, et se répandent parmi ses contacts. L'effet boule-de-neige sur internet est imparable.

 

La société Facebook a reconnu le problème, mais assure l'avoir réglé. Faux répondent en masse des usagers spamés qui répandent leur rage sur Twitter. L'éditeur de sécurité Sophos a confirmé l'existence de cette attaque. Mais pour l'heure, personne ne sait son origine. Le collectif de hackers Anonymous avait menacé Facebook, à cause de sa politique sur la conservation des données. Mais celle-ci vient de changer. Quoi qu'il en soit, Facebook pourrait être obligé de fermer temporairement pour reprendre la main, et protéger son image de site pour les 7 à 77 ans.

 

 

POLÉMIQUE

Cette fonction qui révèle la vie privée

internet

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 Le site de socialisation Facebook est confronté à un tollé de ses utilisateurs, inclus sans le vouloir dans des "groupes" d'amis formés sur le site, une innovation pourtant censée leur donner plus de contrôle dans la gestion de leurs informations.

Deux autres innovations annoncées mercredi ne font pas débat, même si certains jugent qu'elles pourraient être affinées : l'une permet de télécharger toutes les informations qu'on a confiées au réseau social, afin de pouvoir les utiliser sur d'autres supports, et l'autre de mieux contrôler les applications utilisées et les données qu'on leur confie. En revanche, la fonction "Groupe", qui remplace une application de liste d'amis largement ignorée, a suscité un tollé.

Jason Calacanis, une des figures les plus connues de la Silicon Valley, s'est ainsi rendu compte que l'un de ses "amis" de Facebook l'avait inscrit sans le consulter à un groupe d'une association prônant "l'amour homme/garçon". "On ne m'a jamais demandé si je voulais rejoindre" ce groupe, et "je n'ai jamais été informé que j'étais inscrit de 'force'", s'est plaint Jason Calacanis.

 

Facebook ne voit pas le problème

 

"Si vous voulez tester vos nouvelles fonctions avec moi avant de les lancer, je pourrais probablement vous épargner quelques procès chaque année pour violation de la confidentialité", ajoutait Jason Calacanis dans un courriel acide adressé aux deux principaux dirigeants de Facebook, Mark Zuckerberg et Sheryl Sandberg. Mais le réseau aux 500 millions d'utilisateurs ne semble pas douter des avantages de son innovation, préférant laisser aux internautes la responsabilité de bien choisir qui ils fréquentent en ligne, plutôt que d'instaurer un processus de confirmation par défaut qui risquerait de limiter l'utilisation des groupes.

"Si un de vos amis vous ajoute à des groupes auxquels vous n'avez pas envie d'appartenir, ou se comporte d'une façon qui ne vous plaît pas, vous pouvez lui dire d'arrêter, le bloquer, faire qu'il ne soit plus votre ami - et il n'aura plus jamais la possibilité de vous ajouter à aucun groupe", a fait valoir un porte-parole du site, Jaime Schopflin. D'autres utilisateurs se sont plaints de la difficulté à garder le contrôle de la composition d'un groupe.

 

Les groupes hors de contrôle

 

"Imaginez : vous créez un groupe avec vos dix meilleurs amis pour échanger des photos et des informations sur vos enfants. L'un d'eux ajoute quelques autres personnes en qui il a confiance et ainsi de suite, et votre groupe qui était 'privé' est maintenant exposé à des amis d'amis d'amis - qui probablement ne sont pas vos amis", résumait Danny Sullivan, rédacteur en chef du site Search Engine Land.

Là encore, le porte-parole du site ne semblait pas douter du bien-fondé de la démarche de Facebook. Le système fonctionne "comme quand on ajoute un correspondant à une conversation par courriel", a-t-il assuré. "Et comme pour les identifications sur les photos, vous pouvez vous retirer d'un groupe à tout moment. Si vous vous retirez, un membre ne peut pas vous rajouter à ce groupe". Lors de son lancement mercredi, cette nouvelle fonction avait été accueillie par des commentaires positifs, car elle permet de segmenter ses correspondants : aux uns les photos d'enfants, aux autres les photos de fêtes très arrosées.

Une organisation de défense du respect de la vie privée et de la confidentialité des informations, l'EFF (Electronic Frontier Foundation) se réjouissait notamment que Facebook ait instauré pour les groupes un réglage par défaut "privé" : cela signifie que la liste des membres est publique, mais que les informations échangées ne sont visibles que par les membres du groupe. Les utilisateurs peuvent aussi choisir un réglage où tout est public, et un autre où tout est privé, y compris la liste des membres.