La queue du futur appareil au service du Chef de l’Etat français sera consacrée aux nombreuses personnes qui accompagnent les déplacements présidentiels. 60 sièges seront ainsi mis à la disposition des ministres, des journalistes ou des collaborateurs. A coup sûr, ces places business limitées vaudront cher et feront l’objet de nombreuses convoitises. Un confort qui reste néanmoins relatif si l’on considère l’emplacement de cette cabine. L’arrière de l’avion est en effet plus touché par les turbulences … Tout le monde n’a pas la chance d’être président. Néanmoins, les occupants de ces sièges, placés deux par deux par rangées de trois, bénéficieront d'un équipement de travail pour communiquer avec le sol, dont Internet à haut débit ainsi que des fauteuils-lits, semblables à ceux des classes affaires dans les avions de ligne.

 

 

L’Airbus A330-200 sera également équipé d’un carré économique. Constitué de douze places assises, cette partie de l’appareil sera réservée aux membres de l’équipage et aux collaborateurs les plus éloignés du Président. Des toilettes attenantes seront à leur disposition.

 

 

Pour la sécurité du Président français, des leurres anti-missiles seront disposés sous les ailes de l’appareil. Ces systèmes de contre-mesures à infrarouges seront destinés à parer une éventuelle attaque de missiles. Un petit plus inspiré de l’avion présidentiel américain, Air Force One.

 

D'après la rédaction du Point qui a visité en avant-première le nouvel Airbus présidentiel, les commandes de cet avion spécial seront prises en charge par l'armée de l'air. Deux pilotes s'installeront dans le cockpit (trois si le vol dépasse neuf heures).

Les méthodes de pilotage sont les mêmes que pour les vols civils, sauf en cas d'opération militaire spéciale où il faut atterrir en zone de combat, comme à Kaboul, par exemple.

 

 

La décision de changer de flotte aérienne a été motivée par l’incident du 25 mars 2009.

Le réacteur gauche d’un des appareils a pris feu avant son décollage alors que Nicolas Sarkozy se trouvait à bord. Furieux, selon l’AFP, le Président avait dû attendre une heure avant de s’envoler pour la République Démocratique du Congo.

De plus, les Falcon 900, alors utilisés, se distinguaient par leur vétusté due aux 22 années de service sous le drapeau tricolore.

 

Nicolas Sarkozy renouvelle légalement la flotte aérienne présidentielle. Le Président français veut rajeunir les Falcon, utilisés pour les petits trajets.

Ainsi, le Chef de l’Etat français a choisi de se doter de deux Falcon 7X dont le premier a été livré le 3 juillet 2009 à l’aéroport de Villacoublay. Ce triréacteur, dernier-né de la société Dassault aviation, peut parcourir jusqu’à 11 000 km contre 7 600 km pour l’ancien Falcon 900.

L’avion a d’ores et déjà été baptisé Carla One par les aviateurs de l’Armée de l’air comme l’indique le site du Point.

Chaque appareil est facturé 50 millions d’euros. Le second Falcon sera livré en 2010.